Howl
Allen Ginsberg, poète américain, est né le 3 juin 1926 à Neward. Ami de Jack Kerouac, de William Seward Burroughs, de Neal Cassady, il leur dédicacera Howl and Others Poems, son premier recueil publié en 1956. Howl, que l’on peut traduire par hurler, brailler ou mugir, est saisi rapidement par les services des douanes américains et la police de San Francisco et fit l’objet d’u long procès pour démontrer l’obscénité des sujets abordés par Ginsberg. Kaddish, son deuxième ouvrage, fut publié en 1961. Long poème sur l’anniversaire de la mort de sa mère, il y décrit leur relation angoissée. The Fall of America reçoit le National Book Award en 1974. Ginsberg se voit comme un poète de tradition prophétique qui a commencé avec William Blake et a continué avec Walt Whitman. Il cite aussi comme influences ses contemporains William Carlos William et son ami Jack Kérouac. Tout au long de sa vie, il a défendu les mouvements de libération homosexuelle, l’expérimentation de drogues, a participé activement aux mouvements contre la guerre du Vietnam, les états totalitaires soviétiques, chinois ou cubain. Son œuvre exprime l’aliénation de la société américaine et sa propre aliénation ainsi que ses différentes tentatives pour y échapper (drogues, errances, techniques spirituelles).

"J’ai vu les plus grands esprits de ma génération détruits par la folie, affamés hystériques nus, se traînant à l’aube dans les rues nègres à la recherche d’une furieuse piqûre, initiés à tête d’ange brûlant pour la liaison céleste ancienne avec la dynamo étoilée dans la mécanique nocturne, qui pauvreté et haillons et œil creux et défoncés restèrent debout en fumant dans l’obscurité surnaturelle des chambres bon marché flottant par dessus le sommet des villes en contemplant du jazz…"
Le but de la compagnie est de faire redécouvrir l’hurlement de défaite d’un poète qui a survécu à son enfer intérieur et à celui des autres. Sur son chemin, il a rencontré un homme appelé Carl Solomon, avec lequel il a partagé, a travers les épreuves et les excréments de cette vie, quelque-chose qui ne peut être décrit qu’avec les mots utilisés par lui pour le décrire. Nous sommes aveugles et nous vivons nos vies aveugles dans la cécité. Les poètes sont damnés, mais ils ne sont pas aveugles : ils voient avec les yeux des anges.
Deux voix célèbrent le poème et sa traduction en français, une guitare et une basse en expriment l’essence et y répondent, une vidéo y fait pleuvoir des images saccadées et brutales à l’image de ce monde mit en bouche.
En sachant intimement que la vérité n’est qu’une illusion et que seuls les interprétations et les points de vue existent, voici le notre, relevez vos jupes mesdames, nous allons traverser l’enfer.

"J’ai vu les plus grands esprits de ma génération détruits par la folie, affamés hystériques nus, se traînant à l’aube dans les rues nègres à la recherche d’une furieuse piqûre, initiés à tête d’ange brûlant pour la liaison céleste ancienne avec la dynamo étoilée dans la mécanique nocturne, qui pauvreté et haillons et œil creux et défoncés restèrent debout en fumant dans l’obscurité surnaturelle des chambres bon marché flottant par dessus le sommet des villes en contemplant du jazz…"
Le but de la compagnie est de faire redécouvrir l’hurlement de défaite d’un poète qui a survécu à son enfer intérieur et à celui des autres. Sur son chemin, il a rencontré un homme appelé Carl Solomon, avec lequel il a partagé, a travers les épreuves et les excréments de cette vie, quelque-chose qui ne peut être décrit qu’avec les mots utilisés par lui pour le décrire. Nous sommes aveugles et nous vivons nos vies aveugles dans la cécité. Les poètes sont damnés, mais ils ne sont pas aveugles : ils voient avec les yeux des anges.
Deux voix célèbrent le poème et sa traduction en français, une guitare et une basse en expriment l’essence et y répondent, une vidéo y fait pleuvoir des images saccadées et brutales à l’image de ce monde mit en bouche.
En sachant intimement que la vérité n’est qu’une illusion et que seuls les interprétations et les points de vue existent, voici le notre, relevez vos jupes mesdames, nous allons traverser l’enfer.
Avec Lila Tamazit (
), récitanteSophie Baudeuf (
), récitantePascal Maupeu, guitare
Stéphane Decolly, basse
Vidéo par La Cellule 0038753K
.Extrait Vidéo


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